Marché Airbnb à Chalon-sur-Saône : quelles données sont publiques, lesquelles n'existent pas
Aucune statistique publique ne mesure les revenus de la location courte durée à Chalon. Ce qui existe vraiment : DVF, ADEME, SIRENE, INSEE, et l'enregistrement obligatoire depuis le 20 mai 2026.
Aucune statistique publique ne mesure le revenu des locations de courte durée à Chalon-sur-Saône. Les chiffres qui circulent (nombre d'annonces actives, prix moyen à la nuit, taux d'occupation) viennent d'estimateurs privés qui extrapolent à partir des pages publiques des plateformes, vendent leurs séries par abonnement et ne permettent pas au lecteur de refaire le calcul. Nous n'en publions aucun.
SEC/01 · Ce qu'aucune source publique ne dit
Sur le périmètre du Grand Chalon, personne ne publie de série vérifiable pour :
- le nombre de logements réellement loués, par opposition au nombre d'annonces en ligne ;
- le prix moyen encaissé à la nuit ;
- le taux d'occupation ;
- le revenu annuel médian par logement.
Un logement en ligne peut n'avoir aucune réservation. Un calendrier fermé peut l'être pour usage personnel. Les estimateurs commerciaux comblent cet écart par des modèles qu'ils ne publient pas. Reprendre leurs sorties revient à citer une source que le lecteur ne peut pas ouvrir.
SEC/02 · Ce qui change depuis le 20 mai 2026
La loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, dite loi Le Meur, généralise l'enregistrement des meublés de tourisme. Depuis le 20 mai 2026, la déclaration passe par un téléservice d'enregistrement et tout meublé mis en location doit afficher son numéro. Le même jour entre en application le règlement (UE) 2024/1028 du 11 avril 2024, qui oblige les plateformes à transmettre aux autorités les données d'activité des logements loués.
Conséquence pour la mesure du marché : le décompte des meublés déclarés repose désormais sur un registre administratif et non plus sur du relevé d'annonces. Mais ces données sont transmises aux communes, elles ne deviennent pas publiques pour autant. Tant qu'une collectivité ne publie pas d'agrégat, l'écart entre annonces en ligne et logements déclarés reste inconnu.
Deux règles conditionnent toute projection de revenus, et aucune ne se déduit d'une donnée de marché : le plafond de 120 nuitées par an en résidence principale, qu'une commune peut abaisser jusqu'à 90 par délibération, et la déclaration en mairie. Les deux se lisent dans les délibérations de la commune concernée, pas dans un tableau de bord.
SEC/03 · Les sources publiques réellement consultables
Ce que n'importe qui peut ouvrir, télécharger et recalculer :
- DVF, demandes de valeurs foncières, publiées par la DGFiP sur data.gouv.fr : le prix des transactions réelles. Donne le coût d'acquisition, jamais le revenu locatif.
- Base DPE de l'ADEME, jeu de données dpe03existant : l'étiquette énergétique logement par logement, donc la capacité du bien à rester louable face au calendrier d'interdiction.
- Liste des meublés de tourisme classés, publiée sur data.gouv.fr : quels logements détiennent un classement en étoiles, et depuis quand.
- SIRENE, INSEE : les entreprises de conciergerie immatriculées sur le bassin, leur date de création, leur code d'activité. Mesure l'offre de gestion, pas la demande touristique.
- INSEE, données locales : parc de logements, part des résidences secondaires, population communale.
- Office de tourisme du Grand Chalon : les bilans de fréquentation touristique publiés par la structure.
Aucune de ces sources ne donne un revenu de location courte durée. Elles encadrent le calcul par les coûts, la conformité et le contexte. C'est déjà beaucoup plus que ce qu'apporte une moyenne annuelle dont on ignore la méthode.
SEC/04 · Ce qu'un propriétaire peut mesurer lui-même
Sans acheter de données, la méthode reproductible tient en trois relevés, faits sur son propre segment : même quartier, même typologie, même capacité.
- Le prix affiché. Relever, sur une fenêtre de dates identique, le tarif demandé par une dizaine de logements comparables. C'est un prix demandé, pas un prix encaissé : la nuance doit accompagner le chiffre partout où il est cité.
- La disponibilité restante. Sur la même fenêtre, compter combien de ces logements sont encore réservables à un mois de l'échéance. Un calendrier fermé ne prouve pas une réservation, mais l'écart entre haute et basse saison est lisible.
- Les coûts fixes. Taxe de séjour, taxe foncière, charges de copropriété, assurance, commission de plateforme, ménage, blanchisserie. Ce sont les seuls montants qu'un propriétaire connaît avec certitude.
Un relevé daté, refait deux fois dans l'année, vaut mieux qu'une moyenne achetée.
SEC/05 · Ce que nous publions
Chalon Conciergerie est une plateforme média et un annuaire indépendant. Le site ne gère aucun logement, ne signe aucun mandat, ne rend aucune prestation sur le terrain. Il ne dispose donc d'aucun relevé interne, d'aucun panel et d'aucun observatoire propriétaire. Toute donnée publiée ici porte sa source et sa date, ou n'est pas publiée.
Pour situer un logement précis face à ce cadre, demandez un audit gratuit par email. Le dossier n'est transmis à une conciergerie partenaire référencée que si vous le demandez.
SEC/06 · Sources
- Loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 visant à renforcer les outils de régulation des meublés de tourisme à l'échelle locale
- Règlement (UE) 2024/1028 du 11 avril 2024 sur la collecte et le partage des données relatives aux services de location de courte durée, applicable depuis le 20 mai 2026
- Code du tourisme, article L324-1-1 : déclaration et numéro d'enregistrement
- DGFiP, demandes de valeurs foncières. data.gouv.fr
- ADEME, base DPE des logements existants. data.ademe.fr
- Atout France, meublés de tourisme classés. data.gouv.fr
- INSEE, base SIRENE et données locales
